Guide pratique des 8 principaux éléments d'un fauteuil roulant manuel
12 novembre 2025

Résumé
Un fauteuil roulant manuel est un dispositif technologique d'assistance complexe conçu pour améliorer la mobilité et la fonction des personnes à mobilité réduite. Une compréhension nuancée de ses éléments constitutifs est fondamentale pour une sélection, un ajustement et une utilisation corrects, influençant directement la santé, le confort et l'indépendance de l'utilisateur. Cet article propose un examen systématique des principaux composants d'un fauteuil roulant manuel, en disséquant l'interaction fonctionnelle entre le châssis, le système d'assise, les roues, les mains courantes, les freins, les repose-pieds, les accoudoirs et les roulettes. Il explore la science des matériaux, les principes ergonomiques et les considérations biomécaniques qui régissent la conception et les performances de chaque élément. En analysant la manière dont les variations de ces composants - tels que le matériau de l'armature ou le type de coussin - affectent l'efficacité de la propulsion, le soutien postural et l'expérience globale de l'utilisateur, ce travail vise à fournir une ressource complète pour les utilisateurs, les cliniciens et les soignants. L'objectif est de favoriser une meilleure appréciation du fauteuil roulant en tant qu'extension personnalisée du corps, permettant une prise de décision éclairée pour des résultats optimaux en matière de mobilité.
Principaux enseignements
- Le matériau et la conception du châssis déterminent le poids, la durabilité et l'efficacité de la propulsion du fauteuil roulant.
- Un système d'assise approprié est essentiel pour prévenir les lésions dues à la pression et assurer la stabilité posturale.
- Le choix des roues et des pneus a un impact significatif sur le confort de conduite, les besoins d'entretien et les performances globales.
- Comprendre les principales composantes d'un fauteuil roulant manuel permet aux utilisateurs de personnaliser leur appareil en fonction de leurs besoins spécifiques.
- L'entretien régulier des freins, des pneus et des roulettes est nécessaire pour assurer un fonctionnement sûr et fiable.
- Les accoudoirs et les repose-pieds ne sont pas de simples accessoires ; ils font partie intégrante du confort et du positionnement de l'utilisateur.
Table des matières
- Une plongée en profondeur dans les 8 principaux composants d'un fauteuil roulant manuel
- Composant 1 : Le cadre - le squelette de la mobilité
- Composant 2 : Le système d'assise - Le cœur du confort et de la posture
- Composante 3 : les roues - avancer
- Composant 4 : Les mains courantes - Le moteur de l'utilisateur
- Composant 5 : Les freins (blocages de roues) - Assurer la stabilité et la sécurité
- Composant 6 : Les repose-pieds et les repose-jambes - soutenir les membres inférieurs
- Composant 7 : Les accoudoirs - Soutien et fonction de la partie supérieure du corps
- Volet 8 : Les roulettes - diriger et naviguer dans le monde
- Foire aux questions (FAQ)
- La somme des parties : Une vision holistique
- Références
Une plongée en profondeur dans les 8 principaux composants d'un fauteuil roulant manuel
Considérer un fauteuil roulant manuel comme un simple fauteuil à roulettes, c'est passer à côté de la profonde sophistication inhérente à sa conception. Il est plus exactement perçu comme une pièce d'équipement de haute performance, un outil soigneusement calibré qui devient une extension du corps de l'utilisateur. Chaque pièce est conçue dans un but précis, et la synergie entre ces pièces détermine les performances, le confort et, en fin de compte, la capacité du fauteuil roulant à offrir liberté et indépendance. Pour comprendre ce remarquable appareil, il faut commencer par le déconstruire, en examinant chacun des principaux composants d'un fauteuil roulant manuel non pas isolément, mais en relation avec l'ensemble. Embarquons dans cette exploration, en pensant comme un ingénieur, un clinicien et, surtout, un utilisateur, pour apprécier l'anatomie complexe d'un fauteuil roulant manuel.
Composant 1 : Le cadre - le squelette de la mobilité
Le cadre est la structure fondamentale d'un fauteuil roulant manuel, le châssis sur lequel tous les autres composants sont montés. Sa conception et la composition des matériaux sont peut-être les décisions les plus importantes dans la configuration d'un fauteuil roulant, car elles influencent directement le poids, la résistance, la durabilité et la façon dont le fauteuil se sent et réagit à chaque poussée. Il s'agit du squelette de l'appareil ; son intégrité et ses caractéristiques définissent le potentiel de mouvement.
Matériaux des cadres : Un éventail de choix
Le matériau utilisé pour construire le cadre est un facteur déterminant de son poids et de sa rigidité, qui affectent à leur tour l'énergie nécessaire à la propulsion. Un cadre plus léger et plus rigide transfère une plus grande partie de l'énergie de l'utilisateur dans le mouvement vers l'avant, tandis qu'un cadre plus lourd et plus souple peut amortir l'énergie et rendre la propulsion plus fatigante. Examinons les matériaux courants.
| Matériau | Poids moyen | Durabilité | Rigidité | Coût | Profil de l'utilisateur idéal |
|---|---|---|---|---|---|
| Acier | Lourd | Très élevé | Modéré | Faible | Utilisateurs soucieux de leur budget ; environnements institutionnels où le poids n'est pas la première préoccupation. |
| Aluminium | Modéré | Haut | Bon | Modéré | Utilisateurs actifs recherchant un bon équilibre entre poids, performance et coût. Le matériau le plus courant. |
| Titane | Lumière | Très élevé | Haut | Haut | Utilisateurs à long terme, très actifs, qui ont besoin d'une durabilité maximale et d'un amortissement des vibrations. |
| Fibre de carbone | Ultraléger | Haut | Très élevé | Très élevé | Les utilisateurs axés sur la performance pour qui chaque gramme compte ; ceux qui recherchent la chaise la plus légère possible. |
L'acier était autrefois la norme, apprécié pour sa solidité et son faible coût. Cependant, il est lourd, ce qui en fait un choix difficile pour l'autopropulsion sur de longues distances ou sur des terrains variés. Aujourd'hui, on le trouve surtout dans les modèles institutionnels ou bariatriques, où la robustesse l'emporte sur la nécessité d'un faible poids.
L'aluminium a révolutionné le secteur en offrant une alternative beaucoup plus légère sans sacrifier la solidité. La plupart des fauteuils roulants manuels modernes sont dotés d'un châssis en aluminium, offrant un excellent équilibre entre les performances et le prix, ce qui convient à un large éventail d'utilisateurs. Sa polyvalence permet de créer des modèles pliables ou rigides.
Le titane représente une avancée en termes de performances. Il est plus léger que l'acier et possède une qualité unique d'amortissement des vibrations du sol, ce qui se traduit par une conduite plus souple et plus confortable. Son rapport résistance/poids élevé lui confère une durabilité exceptionnelle, mais son prix est plus élevé.
Le summum de la technologie des matériaux pour cadres est la fibre de carbone. Ce matériau composite, emprunté à l'industrie aérospatiale et au cyclisme haut de gamme, permet de créer des cadres exceptionnellement légers et rigides. Un cadre en fibre de carbone offre la propulsion la plus efficace, car il n'y a pratiquement pas de perte d'énergie due à la flexion du cadre. Pour les utilisateurs qui privilégient la performance et la facilité de transport, l'investissement dans un produit tel qu'un Fauteuil roulant électrique en fibre de carbone peut être un facteur de transformation, en facilitant le transport du fauteuil dans une voiture et en réduisant les contraintes physiques cumulées liées à la mobilité quotidienne. Comprendre les principaux composants d'un fauteuil roulant manuel, en commençant par le châssis, est le premier pas vers une véritable personnalisation.
Types de cadres : Rigide ou pliant
Au-delà du matériau, l'architecture fondamentale du cadre se divise en deux catégories : pliable et rigide. Ce choix a des conséquences importantes sur les performances, la transportabilité et le mode de vie.
A cadre pliant dispose d'un mécanisme de croisillons sous l'assise qui lui permet de se replier latéralement, à la manière d'une chaise longue. C'est là son principal avantage. Pour les personnes qui doivent ranger leur fauteuil dans des espaces restreints ou le transporter fréquemment dans un véhicule, la commodité d'un modèle pliant est indéniable. Toutefois, cette commodité s'accompagne d'un compromis. Les pièces mobiles du croisillon ajoutent du poids et introduisent un certain degré de flexion dans le châssis. Cette flexion peut absorber une partie de l'énergie de propulsion de l'utilisateur, ce qui rend la chaise légèrement moins efficace.
A cadre rigideest une structure entièrement soudée qui comporte moins de pièces mobiles. Il en résulte un fauteuil nettement plus léger et plus rigide. Le transfert d'énergie de la jante aux roues est beaucoup plus direct et efficace, ce qui nécessite moins d'efforts de la part de l'utilisateur pour atteindre et maintenir la vitesse. On pourrait penser qu'un cadre "rigide" n'est pas portable, mais c'est une idée fausse. La plupart des cadres rigides ont un dossier rabattable et des roues arrière à déverrouillage rapide, ce qui leur permet d'être compactés en un petit paquet maniable pour le transport, souvent plus petit et plus léger qu'un cadre pliant rabattu. Le choix entre un cadre rigide et un cadre pliant est un cas classique où la forme suit la fonction, une décision profondément personnelle basée sur les habitudes quotidiennes, les capacités physiques et les besoins de transport d'un individu.
La géométrie d'un cadre et son impact sur la performance
La géométrie du cadre - les angles et longueurs spécifiques de ses tubes - est méticuleusement conçue pour définir les caractéristiques de maniabilité du fauteuil. La hauteur de l'assise par rapport au sol, le "dump" (l'angle de l'assise, où l'arrière est plus bas que l'avant) et l'empattement (la distance entre les roulettes avant et les roues arrière) sont autant de réglages essentiels. Une hauteur de siège plus basse peut permettre l'autopropulsion avec les pieds. Une assise plus basse augmente la stabilité du bassin et rend plus difficile le glissement de l'utilisateur vers l'avant, mais peut rendre les transferts plus difficiles. Un empattement plus court crée un fauteuil plus "basculant", plus facile à manœuvrer et à mettre en virage pour franchir les trottoirs, mais il peut sembler moins stable à un nouvel utilisateur. Ce ne sont là que quelques exemples de la façon dont des changements subtils dans les principaux composants du châssis d'un fauteuil roulant manuel peuvent modifier radicalement l'expérience de l'utilisateur.
Composant 2 : Le système d'assise - Le cœur du confort et de la posture
Si le châssis est le squelette, le système d'assise est le cœur du fauteuil roulant manuel. C'est l'interface directe entre l'utilisateur et le dispositif. Un système d'assise inadéquat peut entraîner un inconfort, une mauvaise posture et même des complications graves pour la santé, comme des lésions dues à la pression. À l'inverse, un système d'assise bien conçu et bien adapté apporte la stabilité et le soutien nécessaires à la fonction, au confort et à la santé à long terme (Owens, 2023). Il se compose de trois éléments principaux : l'assise, le dossier et le coussin.
Le siège : plus qu'un simple harnais
Dans de nombreux fauteuils roulants manuels de base, le siège est une simple sangle en vinyle ou en nylon tendue sur les rails du châssis. Bien que fonctionnel pour une utilisation temporaire, ce type de siège peut être problématique pour les utilisateurs à long terme. Avec le temps, il peut s'affaisser, créant un "effet hamac" qui favorise une mauvaise posture en permettant l'adduction et la rotation interne des hanches. Cela peut entraîner une instabilité pelvienne et un inconfort.
Pour les utilisateurs à temps plein, il est souvent recommandé d'utiliser un plateau d'assise solide. Il s'agit d'une plate-forme rigide, généralement en bois ou en plastique, qui est placée sur les rails d'assise du cadre. Elle crée une base ferme et plane pour un coussin, évitant l'effet hamac et favorisant une position pelvienne plus stable et symétrique. Cette base stable est le fondement d'une bonne posture.
Le dossier : Soutenir le haut du corps
Le dossier sert à soutenir le tronc de l'utilisateur. Comme l'assise, le dossier de base est souvent un simple harnais. Avec le temps, cela peut conduire à une posture arrondie et kyphotique. Pour remédier à ce problème, il existe une grande variété de dossiers de rechange, offrant différents niveaux de soutien, de contour et de matériaux.
La hauteur du dossier est un élément essentiel. Un dossier plus haut offre un meilleur soutien du tronc, ce qui est nécessaire pour les personnes dont la force centrale est limitée. Cependant, un dossier haut peut également entraver le mouvement des épaules et de l'omoplate pendant la propulsion, ce qui rend la poussée moins efficace et peut entraîner des microtraumatismes répétés. Un dossier plus bas permet une plus grande liberté de mouvement, favorisant une poussée plus efficace, mais il exige davantage de contrôle de la part de l'utilisateur. Le choix est un équilibre entre le soutien et la fonction, adapté à la présentation physique de l'individu.
Le coussin : Le héros méconnu de la gestion de la pression
Le coussin du fauteuil roulant est sans doute le plus important des composants principaux d'un fauteuil roulant manuel pour la santé et le bien-être d'un utilisateur à plein temps. Sa fonction première est de répartir uniformément la pression sur la surface assise, en particulier sur les proéminences osseuses telles que les tubérosités ischiatiques (les "os de l'assise"). Une pression inégale ou prolongée peut restreindre le flux sanguin vers la peau et les tissus sous-jacents, entraînant la formation de lésions dues à la pression, qui peuvent être dévastatrices.
Les coussins sont disponibles dans une variété de matériaux, chacun ayant ses propres propriétés en matière de répartition de la pression, de positionnement et de gestion du microclimat.
| Type de coussin | Décharge de pression | Soutien au positionnement | Maintenance | Coût | Caractéristiques principales |
|---|---|---|---|---|---|
| Mousse | Bon | Bon à excellent | Faible | Faible à modéré | Léger et offrant une bonne stabilité. Peut être profilé pour le positionnement. |
| Gel | Très bon | Modéré | Modéré à élevé | Modéré | Excellent pour répartir la pression et absorber les chocs. Peut être lourd. |
| Flottation à l'air | Excellent | Moyen à bon | Haut | Haut | Offre le plus haut niveau de soulagement de la pression en immergeant l'utilisateur dans des cellules d'air. Nécessite une surveillance régulière. |
| Hybride | Très bon | Excellent | Modéré | Haut | Combine des matériaux (par exemple, une base en mousse avec un insert en gel ou en air) pour offrir à la fois stabilité et soulagement de la pression. |
Le choix d'un coussin est une décision clinique qui doit être prise en consultation avec un thérapeute. Il peut utiliser un outil appelé "carte de pression", qui est un tapis de capteurs montrant comment la pression est répartie sur la surface du coussin, pour l'aider à déterminer le choix le plus approprié aux besoins spécifiques d'une personne. Le coussin n'est pas un élément passif ; c'est un dispositif médical actif essentiel pour préserver l'intégrité de la peau.
Composante 3 : les roues - avancer
Les roues arrière sont le principal moyen de propulsion d'un fauteuil roulant manuel. Leur taille, leur construction et leurs pneus ont un impact direct sur la façon dont le fauteuil se déplace et sur les sensations qu'il procure. Ce sont les moteurs du fauteuil, qui traduisent l'effort de l'utilisateur en mouvement.
Taille et type de roue
La grande majorité des fauteuils roulants manuels utilisent une roue arrière de 24 pouces, qui s'est avérée être un bon compromis ergonomique pour la plupart des adultes, permettant une poussée efficace. Cependant, des roues de 25 et 26 pouces sont également disponibles et sont souvent préférées par les personnes de grande taille ou celles qui recherchent un léger avantage mécanique, car une roue plus grande parcourt une plus grande distance à chaque poussée.
Les roues elles-mêmes peuvent être roues à rayons ou roues magiques. Les roues à rayons, comme celles d'une bicyclette, sont plus légères et offrent une conduite plus confortable, car les rayons minces ont une certaine flexibilité qui permet d'absorber les chocs. Elles nécessitent plus d'entretien, car les rayons peuvent se casser ou doivent être resserrés. Les roues Mag (magnésium, bien qu'aujourd'hui elles soient généralement en plastique composite) sont plus lourdes et plus rigides, mais elles ne nécessitent pratiquement aucun entretien, ce qui en fait une option durable et sans souci.
Les pneus : L'interface avec le sol
Les pneus sont le point de rencontre entre le caoutchouc et la route, littéralement. Le choix du pneu est l'un des plus importants lorsque l'on considère les principaux composants d'un fauteuil roulant manuel, car il influe sur la résistance au roulement, le confort et l'entretien.
- Pneumatiques (remplis d'air) Pneus : Ils offrent la conduite la plus confortable et la plus faible résistance au roulement, ce qui signifie qu'ils sont les plus faciles à pousser. Ils sont comme les pneus d'une voiture ou d'une bicyclette, remplis d'air. L'inconvénient est qu'ils nécessitent des contrôles de pression réguliers et qu'ils sont susceptibles de crever. Pour un utilisateur actif qui privilégie la performance et le confort, l'inconvénient occasionnel d'une crevaison est souvent un compromis intéressant.
- Pneus pleins : Ils sont fabriqués à partir d'un composé de caoutchouc dur ou de polyuréthane et sont totalement résistants aux perforations. Ils ne nécessitent aucun entretien. Cependant, ils offrent une conduite beaucoup plus dure, transmettant chaque bosse et chaque vibration à l'utilisateur, et ont une résistance au roulement plus élevée, ce qui les rend plus difficiles à pousser, en particulier sur des surfaces irrégulières ou sur de la moquette.
- Pneus remplis de mousse : Ils offrent un compromis entre les deux. Il s'agit de pneumatiques auxquels on a injecté un insert de mousse semi-solide. Ils sont ainsi protégés contre les crevaisons, comme les pneus pleins, mais leur conduite est plus amortie que celle des pneus pleins, bien qu'ils ne soient pas aussi souples que les vrais pneus. Ils sont plus lourds que les pneumatiques et ont une plus grande résistance au roulement.
Le choix du pneu dépend fortement de l'environnement de l'utilisateur et de sa tolérance à l'entretien. Un utilisateur en intérieur sur des sols lisses peut être parfaitement satisfait des pneus pleins, tandis qu'un utilisateur en extérieur naviguant sur des terrains variés bénéficiera sans doute grandement des performances des pneus pneumatiques.
Composant 4 : Les mains courantes - Le moteur de l'utilisateur
Les mains courantes sont l'interface par laquelle l'utilisateur propulse le fauteuil roulant. Elles sont fixées à l'extérieur des roues arrière. Bien qu'elles semblent être une simple pièce, leur conception, leur matériau et leur positionnement peuvent avoir un effet significatif sur l'efficacité de la propulsion et la santé à long terme des mains et des poignets de l'utilisateur.
Matériaux et revêtements
Les mains courantes sont généralement fabriquées en aluminium ou en acier. Ils sont durables et fonctionnels, mais ils peuvent être glissants, en particulier si les mains de l'utilisateur sont mouillées ou si sa force de préhension est réduite. Les jantes métalliques peuvent également devenir très chaudes ou froides au toucher en cas de températures extrêmes.
Pour résoudre ces problèmes, il existe une grande variété de revêtements et de matériaux. Revêtement vinyle ou recouvert de mousse Les rebords des mains offrent une surface beaucoup plus adhérente et confortable. Cela peut être particulièrement bénéfique pour les utilisateurs dont la fonction manuelle est limitée, comme les personnes atteintes de tétraplégie, car cela réduit la force de préhension nécessaire pour pousser le fauteuil. L'inconvénient est que ces revêtements peuvent s'user avec le temps.
Une alternative aux revêtements est l'utilisation de manchons ergonomiques. Ceux-ci sont conçus avec une section transversale non circulaire qui s'adapte plus naturellement à la courbe de la main. Cela permet de réduire la fatigue et les contraintes sur les articulations de la main et du poignet.
Positionnement et ergonomie
La distance entre le rebord de la main et la roue peut également être ajustée. Une position de montage plus rapprochée est généralement plus ergonomique, car elle permet au pouce de l'utilisateur d'être dans une position plus neutre pendant la phase de poussée. Une position de montage plus large peut être nécessaire pour les utilisateurs qui portent des gants volumineux ou qui ont des mains plus grandes.
Une bonne technique de propulsion est tout aussi importante que l'équipement lui-même. Une poussée longue et régulière suivie d'une phase de récupération où les mains redescendent est beaucoup plus efficace et moins susceptible de provoquer des microtraumatismes répétés qu'un mouvement court et saccadé de "piston-pompage". Un thérapeute peut dispenser une formation sur la technique appropriée pour maximiser l'efficacité et minimiser le risque de douleurs à l'épaule et au poignet, qui sont fréquentes chez les utilisateurs de fauteuils roulants manuels à long terme.
Composant 5 : Les freins (blocages de roues) - Assurer la stabilité et la sécurité
Les freins d'un fauteuil roulant manuel sont plus précisément appelés blocage des roues. Leur but n'est pas de ralentir le fauteuil lorsqu'il est en mouvement (ce qui se fait en saisissant les mains courantes), mais de bloquer les roues en place pour empêcher le fauteuil de bouger lorsqu'il est à l'arrêt. Il s'agit d'un dispositif de sécurité essentiel, qui permet d'éviter les accidents lors des transferts dans et hors du fauteuil, ou lorsque le fauteuil est garé sur une pente.
Types d'antivols de roue
Il existe deux types principaux d'antivols de roues, qui se distinguent par leur mécanisme d'action :
- Pousser pour verrouiller : Il s'agit du type le plus courant. L'utilisateur pousse un levier vers l'avant, loin de son corps, jusqu'à ce qu'il s'engage dans le pneu et bloque la roue. Ce mouvement est souvent plus facile pour les personnes dont la force du poignet ou de la main est limitée.
- Tirer pour verrouiller : Dans ce cas, l'utilisateur tire un levier vers l'arrière, en direction de son corps, pour enclencher la serrure. Ce mouvement peut être plus intuitif pour certains, mais il peut nécessiter une plus grande dextérité.
Le choix entre les deux est souvent une question de préférence personnelle et de capacité physique.
Une autre option, souvent utilisée sur les cadres rigides ultralégers, est la suivante serrures à ciseaux. Ils sont montés sous le siège et disposent d'un levier discret et escamotable. Lorsqu'ils sont enclenchés, ils bloquent la roue sans qu'un levier encombrant ne dépasse sur le côté du fauteuil, ce qui peut être un avantage lors des transferts ou pour naviguer dans des espaces restreints. Cependant, ils peuvent être plus difficiles à atteindre et à utiliser.
Utilisation et entretien corrects
L'une des règles fondamentales de la sécurité des fauteuils roulants est de toujours enclencher les verrous de roues avant de procéder à un transfert. Un fauteuil non verrouillé peut facilement rouler lors d'un transfert, entraînant une chute et des blessures graves. Les utilisateurs et les soignants doivent en faire une pratique habituelle.
Les verrous doivent également être entretenus régulièrement. Lorsque les pneus s'usent ou perdent de la pression, le verrou peut ne plus s'engager correctement. La plupart des antivols de roue sont réglables pour compenser ce phénomène. Ils doivent être vérifiés régulièrement pour s'assurer qu'ils maintiennent fermement la roue et empêchent tout mouvement. Un blocage correctement réglé est la pierre angulaire d'une utilisation sûre des fauteuils roulants.
Composant 6 : Les repose-pieds et les repose-jambes - soutenir les membres inférieurs
Les repose-pieds et les repose-jambes soutiennent les pieds et la partie inférieure des jambes. Un positionnement correct est important pour la stabilité posturale globale, la répartition de la pression et la prévention de problèmes tels que l'affaissement des pieds ou l'œdème. Il ne s'agit pas de supports de pieds passifs, mais d'éléments de positionnement actifs parmi les principaux composants d'un fauteuil roulant manuel.
Plaques de base et crochets
La configuration la plus courante est un ensemble de plaques de pied rattaché à cintres. Les cintres sont les tubes qui s'étendent vers le bas à partir de l'avant du cadre. Il existe plusieurs styles :
- Extrémité avant fixe : Sur de nombreux fauteuils rigides très performants, l'avant est une partie fixe et soudée du châssis, avec un seul repose-pieds. Cette conception est la plus légère et la plus solide, mais elle n'offre aucune possibilité de réglage en termes d'angle.
- Repose-pieds pivotants : C'est le type le plus courant sur les chaises pliantes. Les crochets peuvent être déverrouillés et basculés sur le côté ou retirés complètement. Cela libère l'espace devant la chaise, ce qui est essentiel pour les transferts en position debout en toute sécurité et pour permettre à l'utilisateur de s'approcher des tables ou des lits.
- Repose-jambes surélevés : Il s'agit d'ensembles plus complexes qui permettent d'élever et de bloquer l'ensemble du repose-jambes à différents angles. Ils sont généralement utilisés par les personnes qui ne peuvent pas plier le genou ou qui ont besoin de garder leur jambe surélevée pour gérer les gonflements (œdèmes). Ils sont souvent équipés d'un coussin de soutien pour le mollet. Bien qu'ils soient médicalement nécessaires pour certaines personnes, ils ajoutent un poids et une complexité considérables au fauteuil.
La longueur des cintres doit être réglée correctement pour que les cuisses de l'utilisateur soient parallèles au coussin, les pieds reposant fermement sur les repose-pieds. Si les repose-pieds sont trop bas, l'utilisateur risque de glisser vers l'avant du siège. S'ils sont trop hauts, il y aura une pression excessive sur les tubérosités ischiatiques.
Composant 7 : Les accoudoirs - Soutien et fonction de la partie supérieure du corps
Les accoudoirs soutiennent le haut du corps, contribuent à la stabilité posturale et peuvent être utilisés pour soulager la pression et faciliter les transferts. Comme beaucoup d'autres composants principaux d'un fauteuil roulant manuel, ce qui semble simple à première vue révèle une quantité surprenante de variations fonctionnelles.
Styles d'accoudoirs et possibilités de réglage
- Longueur totale ou longueur de bureau : Les accoudoirs pleine longueur offrent une plus grande surface d'appui, ce qui peut être confortable pour reposer les bras. Les accoudoirs de bureau sont plus courts à l'avant, ce qui permet à l'utilisateur de rapprocher le fauteuil roulant d'un bureau ou d'une table. De nombreux utilisateurs préfèrent la fonctionnalité des accoudoirs de bureau.
- Fixe ou réglable en hauteur : Les accoudoirs à hauteur fixe sont plus simples et plus légers. Les accoudoirs réglables en hauteur permettent à l'utilisateur de positionner l'accoudoir à la hauteur idéale pour soutenir ses avant-bras, les épaules étant en position neutre et détendue. Cela permet de réduire la fatigue et d'améliorer la posture.
- Retourneur ou amovible : De nombreux accoudoirs sont conçus pour être relevés et dégagés ou pour être complètement retirés du fauteuil. Cette fonction est essentielle pour effectuer des transferts latéraux, par exemple du fauteuil roulant vers un lit ou un siège de voiture. Elle libère la voie pour un mouvement fluide et sans entrave.
Pour certains utilisateurs très actifs de fauteuils rigides ultralégers, les accoudoirs sont entièrement supprimés afin d'économiser du poids et de permettre une liberté de mouvement maximale. Cependant, pour de nombreux utilisateurs, le soutien et l'assistance fonctionnelle fournis par les accoudoirs sont indispensables. Ils peuvent être utilisés pour se soulever de la chaise afin d'effectuer un transfert de pression, soulageant temporairement le poids des fesses pour favoriser la circulation sanguine.
Volet 8 : Les roulettes - diriger et naviguer dans le monde
Les roulettes sont les petites roues avant du fauteuil roulant. Elles pivotent pour permettre de diriger le fauteuil. Leur taille et leur matériau ont une grande influence sur la maniabilité du fauteuil et sa capacité à s'adapter à différents types de terrain.
Taille des roulettes
Les dimensions des roulettes varient généralement de 3 à 8 pouces de diamètre.
- Petites roulettes (3-5 pouces) : Les petites roulettes offrent une meilleure maniabilité. Elles ont un rayon de braquage plus petit et réagissent plus rapidement aux mouvements de la direction. Elles sont idéales pour une utilisation en intérieur sur des surfaces lisses et sont appréciées par les athlètes (par exemple, pour le basket-ball en fauteuil roulant) en raison de leur agilité. Leur principal inconvénient est qu'ils ont tendance à se coincer dans les fissures, sur les seuils ou sur des surfaces molles comme l'herbe ou les tapis épais.
- Grandes roulettes (6-8 pouces) : Les roulettes de grande taille sont beaucoup plus efficaces pour franchir les obstacles. Leur diamètre plus important leur permet de franchir de petits espaces et de grimper sur de petites bosses plus facilement. Elles assurent une conduite plus souple à l'extérieur. En contrepartie, elles sont moins agiles et ont une plus grande "empreinte", ce qui peut compliquer les manœuvres dans les espaces intérieurs restreints.
Le choix de la taille des roulettes est un compromis direct entre l'agilité à l'intérieur et la performance à l'extérieur. De nombreux utilisateurs de fauteuils très performants optent pour des roulettes plus petites et apprennent à maîtriser la technique du "wheelie", qui consiste à soulever les roulettes du sol pour franchir des obstacles. L'exploration d'une gamme de fauteuil roulant manuel léger peut montrer la variété des options de roulettes disponibles pour différents environnements.
Flottement de la roulette
L'un des problèmes les plus courants avec les roulettes est le "flottement" ou "shimmy". C'est lorsque les roulettes commencent à osciller rapidement d'avant en arrière, en particulier lorsqu'elles se déplacent à grande vitesse. Ce phénomène peut être déstabilisant et créer une traînée importante. Ce phénomène est souvent causé par des composants usés dans le carter des roulettes, un mauvais alignement ou un centre de gravité trop reculé. Un entretien régulier et un réglage adéquat permettent généralement de résoudre ce problème. La compréhension de tous ces composants principaux d'un fauteuil roulant manuel est la clé d'un partenariat fructueux entre l'utilisateur et son appareil.
Foire aux questions (FAQ)
Comment choisir entre un fauteuil roulant manuel à châssis rigide et un fauteuil roulant manuel à châssis pliant ?
Le choix dépend de vos priorités. Si vous devez fréquemment transporter le fauteuil dans une voiture et que vous appréciez la simplicité d'un mécanisme de pliage en une seule étape, un cadre pliant peut convenir. Si votre priorité est l'efficacité de la propulsion, le poids le plus léger possible et l'adaptation à un usage actif, un cadre rigide est presque toujours le meilleur choix. N'oubliez pas que les cadres rigides sont également très faciles à transporter et qu'ils sont souvent plus petits et plus légers qu'une chaise pliée.
Quel est l'élément le plus important pour prévenir les escarres ?
Le coussin est l'élément le plus important pour la gestion de la pression et la prévention des lésions cutanées. Cependant, il fait partie d'un système. Le dossier, les repose-pieds et le siège doivent tous être correctement configurés pour garantir une bonne posture, ce qui permet de répartir efficacement la pression sur le coussin.
Pourquoi certains fauteuils roulants ont-ils des roues arrière inclinées (carrossage) ?
Le carrossage est l'angle des roues arrière par rapport à la verticale. Quelques degrés de carrossage (par exemple, de 3 à 6 degrés) augmentent la stabilité latérale, rendant le fauteuil moins susceptible de basculer sur le côté. Elle rapproche également le haut des roues du corps de l'utilisateur, ce qui peut créer un angle de poussée plus ergonomique et protéger les mains. Il est courant sur les chaises conçues pour un usage actif et sportif.
A quelle fréquence dois-je effectuer l'entretien de mon fauteuil roulant manuel ?
Il est conseillé d'effectuer un contrôle rapide chaque semaine : tester la pression des pneus (s'ils sont pneumatiques), vérifier que les freins de roue s'enclenchent correctement et essuyer le cadre. Un contrôle plus approfondi doit être effectué tous les mois : vérifiez que les écrous et les boulons ne sont pas desserrés, contrôlez la tension des rayons (le cas échéant) et recherchez tout signe d'usure sur le rembourrage ou les pneus. Un entretien professionnel doit être programmé chaque année.
Puis-je changer les composants de mon fauteuil roulant après l'avoir acheté ?
Oui, la plupart des fauteuils roulants manuels sont très modulaires. Les composants tels que les roues, les roulettes, les coussins, les dossiers et les accoudoirs peuvent souvent être remplacés ou améliorés. Cela permet d'adapter le fauteuil à l'évolution des besoins au fil du temps. En revanche, il n'est généralement pas possible d'apporter des modifications majeures au châssis lui-même.
La somme des parties : Une vision holistique
Un fauteuil roulant manuel est bien plus qu'un assemblage de pièces ; c'est un système dynamique où chaque composant influence les autres. Un changement de coussin peut affecter la posture, ce qui à son tour peut modifier l'efficacité de la poussée. Le choix de la taille des roulettes a un impact sur les endroits où le fauteuil peut ou ne peut pas aller avec aisance. Pour apprécier véritablement ce dispositif, il faut le considérer dans sa globalité. Comprendre les principaux composants d'un fauteuil roulant manuel est la première étape, et la plus vitale, pour tout utilisateur, soignant ou clinicien, dans son cheminement vers le meilleur résultat possible. C'est grâce à cette connaissance qu'un appareil générique se transforme en un outil personnalisé, une véritable extension de soi qui permet la participation, la santé et la liberté.
Références
Owens, J. (2023). Évaluation des sièges et des fauteuils roulants. StatPearls Publishing.
Permobil. (n.d.). Le manuel du fauteuil roulant : Un guide du consommateur pour les sièges et l'équipement de mobilité. Permobil.
Société nord-américaine d'ingénierie de la réadaptation et des technologies d'assistance. (2011). Guide de prestation de services de fauteuils roulants de la RESNA. RESNA.
Organisation mondiale de la santé. (2023). Directives pour la fourniture de fauteuils roulants. OMS. https://www.who.int/publications/i/item/9789240074521
.png)
.png)